Je préfère avoir une belle histoire à raconter, une aventure à partager, ou une belle photo à présenter, mais aujourd'hui je fais juste dire bonjour et offrir un « joyeuses fêtes » à tout le monde. C'est tranquille à l'université de ces jours-ci. Je me prépare tranquillement pour le cours que j'enseignerai en janvier. Je prends aussi le temps de jouer dehors. Il faisait froid pour le ski de fond ce matin mais le soleil levant m'a réchauffé l'humeur et le bout du nez. J'ai aussi grimpé un peu hier et avant-hier.
Hier d'ailleurs, comme ça arrive si souvent, je me suis trouvé à expliquer à quelqu'un ce qu'est l'escalade de glace. Les gens se branlent la tête, dises que ça a l'air épeurant, ou un peu débile.
Honnêtement, je n'aime pas vraiment me faire peur. Plutôt, j'apprécie les couleurs, les textures, les différentes formes sous lesquelle la glace se forme et se transforme, et le défi que l'ascension présente. La glace peut être bleue, verte, jaune, transparente, dure, molle, lisse, cassante, pliable, en chandelles, en rideaux, en stalactites, en stalagmites, en dalles, en surplomb, en champignons, en parapluies, et presque toutes les combinaisons imaginables. Chaque type de glace requiert une différente approche. Rarement, il faut la frapper avec conviction. En général, il faut la taper délicatement mais avec précision pour grimper efficacement, avec fluidité et un minimum d’effort. C’est comme grimper un arbre avec des grosses branches, des petites branches, des branches couvertes de gomme, d’autres avec des épines, des branches neuves et flexibles et des vielles branches sèches. Ceux qui ne comprennent pas ne comprendront peut-être jamais. Pour moi, la glace peut être un chef d’œuvre. Tiens, finalement j’ai une photo à partager, une des plus belles cascades que Susan et moi avons grimpée en 2008 (Petrified Dreams).
Joyeuses Fêtes. Faites-vous plaisir!

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