vendredi 16 décembre 2011

Alexandre le bienheureux

Assis dans le divan-lit hier soir je me suis rendu compte que je suis l’incarnation du film Alexandre le bienheureux, enfin presque. Je ne suis pas cloué au lit volontairement, et je n’ai pas « le chien » pour me tenir compagnie. J’ai n’ai pas de trombone pour me divertir mais j’ai un ordinateur, un ipod, des cours d’espagnol sur CD, et des films sur DVD. Mon ami Tomas m’a prêté des films tchèques. Les films ont des sous-titres, et les coffrets ont quelques images mais en général, quand je mets un DVD dans le lecteur, je n’ai aucune idée si je vais visionner une comédie ou une tragédie arrache-cœur. Jusqu’à maintenant les films ont été bon.

Ah oui, Alexandre le bienheureux. Si je me souviens bien c’est le premier film que j’ai vu au cinéma. Étant-donné que le film a été créé en 1968 je dois me considérer chanceux de l’avoir vu au cinéma. J’ai même des vagues souvenir du vieux cinéma tout près d’un parc à Montréal dans ce qui ressemblait à un coin du Plateau Mont-Royal peut-être? Papa et Maman pourront sans doute rafraîchir mes souvenirs d’enfance. En tous cas, si vous n’avez jamais vu le film, je vous le recommande. Voici un extrait sur youtube :

lundi 12 décembre 2011

Bobo

À force de jouer dehors, éventuellement, on se fait des bobos. Malheureusement pour moi je me suis fait un bobo la semaine dernière quand j’ai chuté dans une voie mixte dans Hyalite Canyon. Ce n’était pas une voie particulièrement difficile mais le peu de glace qu’il y avait dessus était mince et la pointe de mon piolet a décroché subitement, et j’ai pris mon envol. Quand la corde a commencé à ralentir ma chute j’avais déjà acquis trop de vitesse. Mon crampon s’est accroché sur le rocher l’impact a été tel que je me suis brisé la cheville. Malheureusement, ces évènements qui ont duré une fraction de seconde vont changer ma vie pour quelques mois au moins. J’ai maintenant quelques vis qui tiennent ma malléole en place pendant que l’os guérit.

J’avais fait beaucoup de progrès à la maison dans les dernières semaines mais pour l’instant je ne pourrai qu’en parler, sans progresser. Voici quelques images de notre table de salle à dîner que j’ai complété il y a environ 10 jours. Les pattes ont été recyclées d’un projet de rénovation à l’université et le bois est du pin de Bridger Canyon à quelques kilomètres d’ici.



Table de salle à dîner

Le « Pine Beetle » fait malheureusement des ravages dans nos forêts de pin mais c’est satisfaisant de récupérer ce bois. Quand l’arbre meurt à cause des coccinelles des striations bleues-grises se développe dans le bois, que vous pouvez voir dans les photos ci-dessous. J’ai aussi incorporé un bord de planche avec de l’écorce au centre de la table.


Écorce au centre de table

J’ai rempli le trou d’époxy transparent pour obtenir une surface plane tout en préservant l’apparence de l’écorce. Les fissures dans les nœuds sont aussi remplis d’époxy.

mardi 15 novembre 2011

California Ice

Jeudi dernier John Yarington et moi avons partagé une aventure fantastique dans les "Beartooths" avec une ascension de "California Ice", une cascade de glace bien connue. Plus tard dans la saison, ça peut être une voie de 1000 mètres en glace mais pour nous ce fut une longue ascension d’un couloir saupoudrée de petites cascades, suivie de quatres grandes longueurs de glace pure, et encore plus d’escalade de roche et de neige jusqu’au sommet. Nous sommes ensuite redescendus via le plateau et à flanc de montagne.

Avec plus de 1300 mètres d’ascension et des longues sections de marche dans la neige profonde nous avons pris presque 12 heures pour compléter notre boucle avec les lampes frontales. Voici une vidéo préparé par John avec les séquences vidéo et les photos que nous avons prises lors de notre sortie.



California Ice from John Yarington on Vimeo.

samedi 5 novembre 2011

Transition

Nous avons terminé la saison de courses de vélo du Montana la fin de semaine dernière avec deux courses qui se déroulaient ici à Bozeman. Samedi était Mulecross, la course d’Halloween annuelle organisée par l’équipe des Muleterros. C’est toujours une grosse fête et les Mules n’ont pas déçu. Ils avaient même apporté des mules pour rehausser les festivités. Mon costume n’était pas le plus performant mais il a remporté le prix du meilleur costume, une petite victoire tout de même. Un photographe a préparé une vidéo de l’évènement que vous pouvez visionner ici : http://youtu.be/QdHom1T8fG0.


J'étais un parachutiste mais je n'ai jamais sauté de l'avion.


Le lendemain c’était le championnat du Montana. La température était parfaite, le parcours était super et il y avait même une petite foule pour encourager les cyclistes. J’ai eu un bon départ et j’étais en 5e place vers la fin du deuxième tour quand j’ai chuté. Deux ou trois coureurs m’ont dépassé, et deux ou trois autres encore quand me me suis arrêté pour essayer de replacer mon frein avant. Finalement, que je suis passé au puits de ravitaillement j’ai changé de vélo pour terminer sur mon vélo de montagne.



Avant la chute.


Après la chute, sur mon vélo de montagne.


Heureusement, ce vélo convenait bien au parcours technique et j’ai bien roulé pour finalement revenir en cinquième place à l’arrivée. Une vidéo de l’évènement se trouve ici : http://youtu.be/A6s5xikVOB0. Hier j’ai fait ma première journée d’escalade de glace et aujourd’hui il neige sans arrêt. Une belle transition pour une nouvelle saison.

samedi 1 octobre 2011

Quarante ans

Le 28 Septembre 2011 j’ai eu quarante ans et pour fêter l’occasion Susan m’a lancé une fête géante. Elle a recruté quelques amis pour l’organisation et vendredi soir nous avons accueilli 85 invités (60 adultes et 25 enfants). J’étais ébahi, et ça m’a fait vraiment chaud au cœur. Des amis ont organisé une mini course de cyclocross dans le parc derrière chez nous. En fait, c’était deux courses : une pour les adultes et une pour les enfants. Vingt-cinq petits qui pédalent, courent partout et mangent du gâteau, à mon avis ça rajeunit. Merci!

dimanche 25 septembre 2011

Un toit neuf

Après une grosse tempête de grêle et une année de négociation avec la compagnie d’assurance nous avons finalement reçu un chèque pour remplacer le bardeau d’asphalte sur notre toiture. Mais… Nous ne pouvions pas changer le bardeau sans en profiter pour améliorer l’isolation dans le toit. Mardi : arracher le bardeau et le contreplaqué. Mercredi : application de mousse d’uréthane entre tous les 2 par 10. Jeudi : installation de nouveau contreplaqué. Vendredi : bardeau d’asphalte neuf.



Un toit ouvert.


"Urethane Man"

Après une fin de semaine de congé et quelques heures de travail lundi matin pour terminer le travail nous avons un nouveau toit, bien isolé, et une maison beaucoup plus confortable.

samedi 24 septembre 2011

La grande traversée

Trois jours après mon aventure sur Granite Peak avec John Yarington c’est John Curry qui m’a embauché pour une traversé des Tobacco Roots, une chaîne de montagne à l’ouest de Bozeman au dessus de laquelle nous regardons les couchés de soleil spectaculaires du Montana tous les soirs.





La grande traversé

John a conçu une route de nord en sud au long de cette chaîne de montagne qui utilise des vieux chemins miniers, de quatre roues, de rancher, et des sentiers pédestres. Avec Lisa et Erik, quelques semaines plus tôt, il avait tenté cette route mais ils avaient manqué de temps. Cette fois-ci, Lisa a déposé une voiture à notre destination finale alors nous avons pu nous rendre directement au départ à une heure raisonnable pour débuter notre aventure. Nous avons enfourché nos vélos à 5h45. Après environ 30 minutes, nous avons rangé les lampes frontales au même moment où nous avons commencé notre premier « hike-a-bike ». Les sentiers miniers peuvent être ridiculement raides et rocheux.

Notre aventure ne fût pas complètement sans embûches. Je roulais sur un vélo neuf pour moi, mais usagé, et je n’avais pas bien fait attention au bon fonctionnement de toutes les composantes. C’est ainsi que je me suis aperçu très tôt que les freins fonctionnaient à peine. Les freins à disque hydrauliques ça freine très bien quand ça fonctionne mais j’avais probablement trop de bulles d’air dans le système et après un arrêt casse-croûte à mi-chemin je me suis lancé dans un projet d’ingénierie d’arrière-pays avec un couvercle de sardines norvégiennes (merci Catherine pour le lunch et les pièces de rechange) et nous avons repris le sentier avec espoir et capacité de freinage renouvelés.

Soixante et un miles, 7 600 pieds d’ascension, et 14 heures plus tard nous avons atteint notre « voiture B » stationné à l’endroit convenu. J’ai été impressionné par la quantité et la qualité des sentiers qui parcourent ces montagnes. Certains sentiers étaient impossibles à rouler mais en général le trajet que John a conçu est réellement spectaculaire et impressionnant. Il y a des ruisseaux partout alors nous avons pu remplir nos bouteilles et nous sacs-gourdes à volonté. Il faisait chaud. J’ai bu environ 8 litres d’eau, mangé une douzaines de barres, un tortilla au fromage et saucisson, et une boite de sardines norvégiennes. Une vraie aventure!






Photo: John Curry

mardi 20 septembre 2011

Granite Peak, 10 ans plus tard

Récemment mon ami John Yarington m’a demandé si j’étais intéressé à grimper Granite Peak, le plus haut sommet au Montana, en une journée. J’avais grimpé Granite Peak une seule fois, il y a presque exactement dix ans. Susan et moi, avec deux autres couples, avions pris deux jours et demi. Granite Peak est au cœur du Absaroka-Beartooth Wilderness et il n’y a pas d’accès facile.

Une ascension d’un jour n’est pas exceptionnelle mais ce n’est pas un projet à prendre à la légère non plus. Ça faisait longtemps que j’y pensais et quand John m’a appelé j’avais le temps, la météo était bonne, et nous avons décidé de partir de Bozeman à 3h jeudi matin. Nous avons stationné la voiture au bout de East Rosebud Canyon vers 5h45, un peu avant le levé du soleil. Quinze minutes de préparatifs de dernière minute plus tard nous étions en route avec nos lampes frontales pour nous aider à naviguer les premiers kilomètres du sentier.

John voulait tenter une ascension relativement rapide. Étant donné que j’avais quelques longues courses à mon actif j’ai établi une cadence que je considérait adéquate pour un marathon en montagne. John me collais aux fesses et je sentais qu’il voulais aller plus vite mais je savais que pour moi, c’était le maximum si je voulais me rendre au bout un un morceau.

Sur le Froze to Death Plateau je m’extasiais devant les paysages qui me rappelaient les hautes montagnes de la Norvège alors que quelques heures plus tôt j’étais confortablement dans mon lit. Je me morfondais de penser aux pauvres citadins assis dans un bouchon de circulation dans un grand centre urbain quelque part.

Mes souvenirs de 10 ans plus tôt m’ont faillit un peu et nous nous sommes trouvé à faire quelques mouvements de 5.8 en solo mais après 5 heures et 20 minutes nous étions au sommet. À presque 13 000 pieds, après 5 heures de course en montagne, je ressentais la fatigue et l’altitude mais notre rythme était bon et la température était idéale. Après 10 minutes nous avons rebroussé chemin et heureusement trouvé la voie la plus facile (5.3?) pour redescendre.

Nous avons fait quelques pauses pour remplir nos bouteilles mais nous n’avions que des petits sacs avec des coupes vents légers (qui sont restés dans les sacs), une trousse de survie, une caméra, un purificateur d’eau, et une douzaines de barres énergétiques chacun.

John avait sa montre GPS et me tenait au courant de nos progrès. À chaque mile il m’annonçait que le dernier mile nous avait pris 12 minutes, 18 minutes, 96 minutes (le sommet est plutôt technique!), etc… Avec un marathon de montagne dans les jambes il m’a fait souffrir avec trois miles autour de 8 minutes 30. Aie! Finalement, nous avons parcouru 27 miles et grimpé 9 000 pieds en une grosse course de 9 heures et 25 minutes.





À une centaine de mètres du sommet

vendredi 9 septembre 2011

The City

Morning Glory Spire à gauche

City of Rocks, dans le sud de l’Idaho à environ 6 heures de route d’ici est une petite Mecque de l’escalade de Roche. Susan et moi y sommes allé plusieurs fois depuis notre premier été ensemble et nous y sommes retourné la fin de semaine dernière, fête du travail. Nous sommes allés avec Tomas, Radka, et leurs petites Klara et Mika.


Un levé de soleil typique à City of RocksSusan cherche l'ombre


Il a fait beau, nous avons évidemment grimpé et j’ai fait un peu de vélo de montagne. Une fois installé pour le camping, la voiture est optionnelle. On n’a qu’a chercher les aspects au soleil quand c’est encore frisquet le matin et les aspects à l’ombre quand le soleil tape en après midi. Nous avons refait des voies classiques sur Elephant Rock et nous avons fait des nouvelles voies sur Lower Bread Loaves et sur le versant est de Parking Lot Rock. Tomas nous a impressionné sur Checkered Demon, un « sandbag » terrible.



Tomas sur Checkered Demon


jeudi 1 septembre 2011

Mes racines

J’ai récemment passé une dizaine de jours au Québec, question de visiter papa, maman, frangin, belle-sœur, nièces et amis. Comme ça fait du bien de se retrouver en famille! J’aime beaucoup le Montana, et si je partais, je m’ennuierais sans aucun doute des montagnes. Mais on ne peut pas nier que quand je retourne au bercail, je me sent immédiatement chez moi. Les érables, les sapins, la mousse et les bleuets dans les forêts denses ainsi que les petites routes au pavé crevassé et les lacs partout. C’est pittoresque, c’est humide, c’est familier.


Lac Supérieur vu du Mont Éléphant

Nous avons fait une petite randonnée au Mont Éléphant qui a bien éveillé tous mes souvenirs du Québec.

Point de vue sur le Mont Éléphant


J’ai aussi fait un petit détour en Ontario, avec Patrick, Isabelle et Charles pour le Wilderness Traverse 24 édition 2011. Notre course fût digne d’une vraie course d’aventure avec du sérieux « bushwhack », des petites erreurs de navigation, de la pluie et de la boue, des bris mécaniques, des choix de trajet moins qu’ultime, des expériences nouvelles et des bonnes leçons apprises. Le résultat fût moins que spectaculaire mais on s’est quand même bien amusé en famille.Au départ, pas encore crottés. Photo: Vincent Frasier

vendredi 5 août 2011

Eh souffrance!

Non non sérieusement, souffrance! Le 16 juillet j’ai participé à ma première course de 50 miles de course à pied. Quand je dis première, ça insinue que j’en ferai d’autres... On verra. Mais pour l’instant je peux dire que l’expérience fût fidèle à mes attentes.

Après environ 15 miles. Photo: Liz McGoff

J’ai souffert et j’ai eu l’estomac à l’envers pendant une partie de la course. Par contre je me suis surpris en maintenant un pas de course pour presque toutes les sections en descente, plate, et même les légères montées. Ça m’a pris 9h39min. Ce n’est pas particulièrement rapide pour cette distance mais c’est un parcours en sentier de montagne autour de 9 000 pieds d’altitude et avec 10 000 pieds de dénivelé.

Link
Paysages magnifiques. Photo: Danni Coffman

Pour comble d’insulte, la neige trop abondante dans les montagnes a forcé une modification de parcours en un double aller-retour. La moitié des concurrents ont abandonné après le premier aller-retour. Psychologiquement, c’était trop. Mais, j’étais engagé, et j’allais terminer.

Champs de neige à traverser. Photo: Danni Coffman.

Je suis parti un peu trop vite, sans le savoir, à la poursuite des concurrents du 25 miles. Mais finalement ça m’a donné une avance d’environ 25 minutes au mi-parcours que j’ai maintenue jusqu’à l’arrivée. Susan m’a rejoint sur le parcours pour les derniers trois miles et j’était vraiment claqué à cet instant mais j’ai survécu.

Un apperçu du parcours. Photo: Danni Coffman

Après tout, je pense bien répéter l’expérience. J’espère pouvoir courir le parcours original, qui est vraiment spectaculaire. C’est une belle façon de découvrir l’arrière-pays.

Les résultats, ainsi que des photos et une courte vidéo son disponibles en cliquant ici.

C'est moi! (à environ 27 miles). Photo: Matt Parsons.

mardi 26 juillet 2011

Rattrapage technologique

La rivière Little Colorado

Des fois, je me retrouve tellement en retard dans mes comptes-rendus que je ne sais plus comment me rattraper. Je reprends le fil des aventures à la fin juin quand Susan et moi nous sommes rendus en Arizona pour parcourir 225 miles de la rivière Colorado dans le Grand Canyon en radeau. Nous ne sommes pas des grands amateurs de rivière mais le Grand Canyon est une occasion à ne pas manquer. Pour preuve, les gens qui nous invité à nous joindre à leur expédition avaient attendu 17 ans pour obtenir un permis pour cette aventure.


Paysage ultra-reconnu à Nankoweap

Susan, Thunder River

Nous étions 16 et nous avons passé 16 jours à explorer le Grand Canyon par le fond. Après quelques jours la routine s’était établie. Nous étions debout tôt, très tôt si nous étions cuisiniers pour la journée. Après déjeuner il fallait démonter le camp et gréer les bateaux. Le programme de la journée dépendait des sites à découvrir et explorer. Nous avons visité plusieurs canyons secondaires. Certains sont chauds et secs. D’autres requirent des sections de nage. D’autres encore sont impossibles à explorer sans matériel d’escalade.


Silver Grotto


Deer Creek Falls

La rivière offre aussi une panoplie d’aventures avec une centaine de rapides à négocier. La difficulté des rapides change considérablement en fonction du débit de la rivière mais les plus célèbres (Granite, Sockdolager, Lava, Hance, Crystal, etc...) offrent des sensations fortes peu importe les conditions.


Alex et Peter dans Lava Falls


Red Wall Cavern


Havasu Creek

Matkatamiba

La chaleur... Il faisait en moyenne 105 degrés Fahrenheit le jour, et ça restait très chaud la nuit. Un drap en soie m’a servi de sac de couchage pour la totalité du voyage. Au moins, il y a la rivière, à 50 degrés Fahrenheit environ on est vite rafraîchit.


Sac de couchage pour le Grand Canyon

Pas de télévision, pas d’ordinateurs, pas de téléphones cellulaires, pas de distractions. La rivière, le soleil, le vent, le sable, les paroies, la grosse vie simple.


Jour X, rapide inconnu

mardi 7 juin 2011

Double sommet

Ce samedi le 4 juin John et moi nous sommes levé tôt pour se taper une grosse journée dans les Crazy Mountains. Oui, sans blagues, la chaîne de montagne s'appelle les Crazies. Notre objectif principal était Crazy Peak, à gauche dans la photo ci-dessous.



Crazy Peak (gauche), Big Timber Peak (droite) illuminés par les premiers rayons de soleil


Nous avons suivi Big Timber Creek vers l'ouest avant de bifurquer vers le sud pour atteindre la face nord-ouest de Crazy Peak, où nous avons chaussé nos crampons. La neige très dure au pied de la face nord-ouest a laissé place à une croûte cassante un peu avant avoir atteint la crête ouest, que nous avons suivie jusqu'au sommet.



John se prépare à grimper la face nord-ouest de Crazy Peak



John négocie la crête ouest de Crazy Peak


Les conditions de neige que nous venions de grimpé étaient horrible mais nous avons trouvé des belles conditions de printemps sur la face est qui avait été déjà bien travaillée par le soleil. Cela nous a placé dans un bol magnifique mais avec Big Timber Peak entre nous et le bercail. Après avoir grimpé la crête ouest de Big Timber Peak nous nous sommes aperçus que sa face nord aurait été tout aussi horrible que celle de Crazy Peak alors nous avons longé cette crête jusqu’au sommet de Big Timber Peak pour skier sa face nord-est. Ce fut une sage décision parce que le ski était encore vraiment beau sur cet aspect.



John sur la crête ouest de Big Timber Peak


La face nord-est de Big Timber Peak


Notre improvisation finale fût une face nord très boisée qui avait encore tout juste assez de neige pour nous permettre de skier presque jusqu’au fond de la vallée. Quelle chance!

mercredi 1 juin 2011

Fin mai en plein hiver

La fin de semaine dernière était le « Memorial Day Weekend » au pays de l’oncle Sam et nous avons célébré ça avec dans le Absaroka Range. Un mélange de neige, de brume et de soleil nous on assaillit tout au long de la journée mais les conditions sont demeurées plaisantes et propices pour une ascension jusqu’au sommet et une descente du South-East Couloir de Emigrant Peak. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de skier du sommet d’une montagne at 11 000 pieds mais les conditions étaient parfaites. La photo suivante a été prise après la descente du sommet 5 minutes après une tempête surprise de 5 minutes. La corniche au sommet est environ 2 mètre de hauteur.

Emigrant Peak (photo: John Curry)

Brian en route vers le sommet (photo: John Curry)

Bonus Round Couloir (photo: John Curry)

Nous avons terminé la fin de semaine plus doucement avec une rando dans Bear Trap Canyon et une trempette à Norris Hot Springs. L’été? La semaine prochaine, peut-être!

vendredi 20 mai 2011

Yosemite


Susan et moi avons visité Yosemite pour la première fois et nous avions espéré faire beaucoup d’escalade mais dame nature a décidé de nous servir de la neige et de la pluie. Nous avons profité d’un petit répit pour grimper quelques longueurs mais nous avons surtout fait beaucoup de randonnée. Mais… Nous étions avec nos bons amis Blake et Michelle, et le hiking dans Yosemite est réellement spectaculaire alors nous avons quand même passé quelques journées fantastiques dans le parc. Voici quelques photos.Susan, Alexandre, Michelle, et Blake avec Liberty Cap en arrière plan.


Susan et Michelle au pied de Vernal Falls.

Lynx au bord de la rivière Merced.


Végétation printanière ("snow plant").

Upper Yosemite Falls.

Susan et Michelle.

Yosemite Dogwood.

Susan heureuse malgré la pluie.