dimanche 25 septembre 2011

Un toit neuf

Après une grosse tempête de grêle et une année de négociation avec la compagnie d’assurance nous avons finalement reçu un chèque pour remplacer le bardeau d’asphalte sur notre toiture. Mais… Nous ne pouvions pas changer le bardeau sans en profiter pour améliorer l’isolation dans le toit. Mardi : arracher le bardeau et le contreplaqué. Mercredi : application de mousse d’uréthane entre tous les 2 par 10. Jeudi : installation de nouveau contreplaqué. Vendredi : bardeau d’asphalte neuf.



Un toit ouvert.


"Urethane Man"

Après une fin de semaine de congé et quelques heures de travail lundi matin pour terminer le travail nous avons un nouveau toit, bien isolé, et une maison beaucoup plus confortable.

samedi 24 septembre 2011

La grande traversée

Trois jours après mon aventure sur Granite Peak avec John Yarington c’est John Curry qui m’a embauché pour une traversé des Tobacco Roots, une chaîne de montagne à l’ouest de Bozeman au dessus de laquelle nous regardons les couchés de soleil spectaculaires du Montana tous les soirs.





La grande traversé

John a conçu une route de nord en sud au long de cette chaîne de montagne qui utilise des vieux chemins miniers, de quatre roues, de rancher, et des sentiers pédestres. Avec Lisa et Erik, quelques semaines plus tôt, il avait tenté cette route mais ils avaient manqué de temps. Cette fois-ci, Lisa a déposé une voiture à notre destination finale alors nous avons pu nous rendre directement au départ à une heure raisonnable pour débuter notre aventure. Nous avons enfourché nos vélos à 5h45. Après environ 30 minutes, nous avons rangé les lampes frontales au même moment où nous avons commencé notre premier « hike-a-bike ». Les sentiers miniers peuvent être ridiculement raides et rocheux.

Notre aventure ne fût pas complètement sans embûches. Je roulais sur un vélo neuf pour moi, mais usagé, et je n’avais pas bien fait attention au bon fonctionnement de toutes les composantes. C’est ainsi que je me suis aperçu très tôt que les freins fonctionnaient à peine. Les freins à disque hydrauliques ça freine très bien quand ça fonctionne mais j’avais probablement trop de bulles d’air dans le système et après un arrêt casse-croûte à mi-chemin je me suis lancé dans un projet d’ingénierie d’arrière-pays avec un couvercle de sardines norvégiennes (merci Catherine pour le lunch et les pièces de rechange) et nous avons repris le sentier avec espoir et capacité de freinage renouvelés.

Soixante et un miles, 7 600 pieds d’ascension, et 14 heures plus tard nous avons atteint notre « voiture B » stationné à l’endroit convenu. J’ai été impressionné par la quantité et la qualité des sentiers qui parcourent ces montagnes. Certains sentiers étaient impossibles à rouler mais en général le trajet que John a conçu est réellement spectaculaire et impressionnant. Il y a des ruisseaux partout alors nous avons pu remplir nos bouteilles et nous sacs-gourdes à volonté. Il faisait chaud. J’ai bu environ 8 litres d’eau, mangé une douzaines de barres, un tortilla au fromage et saucisson, et une boite de sardines norvégiennes. Une vraie aventure!






Photo: John Curry

mardi 20 septembre 2011

Granite Peak, 10 ans plus tard

Récemment mon ami John Yarington m’a demandé si j’étais intéressé à grimper Granite Peak, le plus haut sommet au Montana, en une journée. J’avais grimpé Granite Peak une seule fois, il y a presque exactement dix ans. Susan et moi, avec deux autres couples, avions pris deux jours et demi. Granite Peak est au cœur du Absaroka-Beartooth Wilderness et il n’y a pas d’accès facile.

Une ascension d’un jour n’est pas exceptionnelle mais ce n’est pas un projet à prendre à la légère non plus. Ça faisait longtemps que j’y pensais et quand John m’a appelé j’avais le temps, la météo était bonne, et nous avons décidé de partir de Bozeman à 3h jeudi matin. Nous avons stationné la voiture au bout de East Rosebud Canyon vers 5h45, un peu avant le levé du soleil. Quinze minutes de préparatifs de dernière minute plus tard nous étions en route avec nos lampes frontales pour nous aider à naviguer les premiers kilomètres du sentier.

John voulait tenter une ascension relativement rapide. Étant donné que j’avais quelques longues courses à mon actif j’ai établi une cadence que je considérait adéquate pour un marathon en montagne. John me collais aux fesses et je sentais qu’il voulais aller plus vite mais je savais que pour moi, c’était le maximum si je voulais me rendre au bout un un morceau.

Sur le Froze to Death Plateau je m’extasiais devant les paysages qui me rappelaient les hautes montagnes de la Norvège alors que quelques heures plus tôt j’étais confortablement dans mon lit. Je me morfondais de penser aux pauvres citadins assis dans un bouchon de circulation dans un grand centre urbain quelque part.

Mes souvenirs de 10 ans plus tôt m’ont faillit un peu et nous nous sommes trouvé à faire quelques mouvements de 5.8 en solo mais après 5 heures et 20 minutes nous étions au sommet. À presque 13 000 pieds, après 5 heures de course en montagne, je ressentais la fatigue et l’altitude mais notre rythme était bon et la température était idéale. Après 10 minutes nous avons rebroussé chemin et heureusement trouvé la voie la plus facile (5.3?) pour redescendre.

Nous avons fait quelques pauses pour remplir nos bouteilles mais nous n’avions que des petits sacs avec des coupes vents légers (qui sont restés dans les sacs), une trousse de survie, une caméra, un purificateur d’eau, et une douzaines de barres énergétiques chacun.

John avait sa montre GPS et me tenait au courant de nos progrès. À chaque mile il m’annonçait que le dernier mile nous avait pris 12 minutes, 18 minutes, 96 minutes (le sommet est plutôt technique!), etc… Avec un marathon de montagne dans les jambes il m’a fait souffrir avec trois miles autour de 8 minutes 30. Aie! Finalement, nous avons parcouru 27 miles et grimpé 9 000 pieds en une grosse course de 9 heures et 25 minutes.





À une centaine de mètres du sommet

vendredi 9 septembre 2011

The City

Morning Glory Spire à gauche

City of Rocks, dans le sud de l’Idaho à environ 6 heures de route d’ici est une petite Mecque de l’escalade de Roche. Susan et moi y sommes allé plusieurs fois depuis notre premier été ensemble et nous y sommes retourné la fin de semaine dernière, fête du travail. Nous sommes allés avec Tomas, Radka, et leurs petites Klara et Mika.


Un levé de soleil typique à City of RocksSusan cherche l'ombre


Il a fait beau, nous avons évidemment grimpé et j’ai fait un peu de vélo de montagne. Une fois installé pour le camping, la voiture est optionnelle. On n’a qu’a chercher les aspects au soleil quand c’est encore frisquet le matin et les aspects à l’ombre quand le soleil tape en après midi. Nous avons refait des voies classiques sur Elephant Rock et nous avons fait des nouvelles voies sur Lower Bread Loaves et sur le versant est de Parking Lot Rock. Tomas nous a impressionné sur Checkered Demon, un « sandbag » terrible.



Tomas sur Checkered Demon


jeudi 1 septembre 2011

Mes racines

J’ai récemment passé une dizaine de jours au Québec, question de visiter papa, maman, frangin, belle-sœur, nièces et amis. Comme ça fait du bien de se retrouver en famille! J’aime beaucoup le Montana, et si je partais, je m’ennuierais sans aucun doute des montagnes. Mais on ne peut pas nier que quand je retourne au bercail, je me sent immédiatement chez moi. Les érables, les sapins, la mousse et les bleuets dans les forêts denses ainsi que les petites routes au pavé crevassé et les lacs partout. C’est pittoresque, c’est humide, c’est familier.


Lac Supérieur vu du Mont Éléphant

Nous avons fait une petite randonnée au Mont Éléphant qui a bien éveillé tous mes souvenirs du Québec.

Point de vue sur le Mont Éléphant


J’ai aussi fait un petit détour en Ontario, avec Patrick, Isabelle et Charles pour le Wilderness Traverse 24 édition 2011. Notre course fût digne d’une vraie course d’aventure avec du sérieux « bushwhack », des petites erreurs de navigation, de la pluie et de la boue, des bris mécaniques, des choix de trajet moins qu’ultime, des expériences nouvelles et des bonnes leçons apprises. Le résultat fût moins que spectaculaire mais on s’est quand même bien amusé en famille.Au départ, pas encore crottés. Photo: Vincent Frasier