Y’a des
jours où l’on ressent simplement besoin de s’évader dans les montagnes. Pour
comprendre, il est utile de faire un pas en arrière et recompter la course de
cyclocross de samedi.
Cette
saison, pour chaque course de vélo complétée sans me blesser au dos je gagne en
confiance. Mais, je n’en suis pas encore à tout donner corps et âme pour la
performance ultime. La course de samedi a bien débutée mais après trois tours
un bris mécanique m’a forcé à rentrer aux puits. J’étais de retour sur le
parcours en quelques minutes mais ma course était effectivement terminée. C’était
la deuxième de suite à se terminer en queue de poisson car mercredi dernier j’ai
détruit un dérailleur.
Saddle Peak
Donc,
samedi soir j’ai décidé de renoncer au cyclocross de dimanche, et de plutôt
faire une grande course en montagne. Mon dos supporte bien la course à pied, j’allais
me changer les idées, l’été des indiens s’annonçait parfait, et les chances d’avoir
un bris mécanique avec mes shorts ou mes chou-claques semblaient minimes. J’ai
aussi décidé de me faire plaisir, de ne pas trop me faire souffrir. J’ai choisi
un tempo raisonnable et je me suis amusé d’un bout à l’autre de ma course. Malgré
la courte journée d’octobre, le soleil a brillé sans arrêt et la crête
rocailleuse était saupoudrée de juste assez de neige pour que ça soit
intéressant. Je laisse les images parler d’elles-mêmes.

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