vendredi 5 août 2011

Eh souffrance!

Non non sérieusement, souffrance! Le 16 juillet j’ai participé à ma première course de 50 miles de course à pied. Quand je dis première, ça insinue que j’en ferai d’autres... On verra. Mais pour l’instant je peux dire que l’expérience fût fidèle à mes attentes.

Après environ 15 miles. Photo: Liz McGoff

J’ai souffert et j’ai eu l’estomac à l’envers pendant une partie de la course. Par contre je me suis surpris en maintenant un pas de course pour presque toutes les sections en descente, plate, et même les légères montées. Ça m’a pris 9h39min. Ce n’est pas particulièrement rapide pour cette distance mais c’est un parcours en sentier de montagne autour de 9 000 pieds d’altitude et avec 10 000 pieds de dénivelé.

Link
Paysages magnifiques. Photo: Danni Coffman

Pour comble d’insulte, la neige trop abondante dans les montagnes a forcé une modification de parcours en un double aller-retour. La moitié des concurrents ont abandonné après le premier aller-retour. Psychologiquement, c’était trop. Mais, j’étais engagé, et j’allais terminer.

Champs de neige à traverser. Photo: Danni Coffman.

Je suis parti un peu trop vite, sans le savoir, à la poursuite des concurrents du 25 miles. Mais finalement ça m’a donné une avance d’environ 25 minutes au mi-parcours que j’ai maintenue jusqu’à l’arrivée. Susan m’a rejoint sur le parcours pour les derniers trois miles et j’était vraiment claqué à cet instant mais j’ai survécu.

Un apperçu du parcours. Photo: Danni Coffman

Après tout, je pense bien répéter l’expérience. J’espère pouvoir courir le parcours original, qui est vraiment spectaculaire. C’est une belle façon de découvrir l’arrière-pays.

Les résultats, ainsi que des photos et une courte vidéo son disponibles en cliquant ici.

C'est moi! (à environ 27 miles). Photo: Matt Parsons.

mardi 26 juillet 2011

Rattrapage technologique

La rivière Little Colorado

Des fois, je me retrouve tellement en retard dans mes comptes-rendus que je ne sais plus comment me rattraper. Je reprends le fil des aventures à la fin juin quand Susan et moi nous sommes rendus en Arizona pour parcourir 225 miles de la rivière Colorado dans le Grand Canyon en radeau. Nous ne sommes pas des grands amateurs de rivière mais le Grand Canyon est une occasion à ne pas manquer. Pour preuve, les gens qui nous invité à nous joindre à leur expédition avaient attendu 17 ans pour obtenir un permis pour cette aventure.


Paysage ultra-reconnu à Nankoweap

Susan, Thunder River

Nous étions 16 et nous avons passé 16 jours à explorer le Grand Canyon par le fond. Après quelques jours la routine s’était établie. Nous étions debout tôt, très tôt si nous étions cuisiniers pour la journée. Après déjeuner il fallait démonter le camp et gréer les bateaux. Le programme de la journée dépendait des sites à découvrir et explorer. Nous avons visité plusieurs canyons secondaires. Certains sont chauds et secs. D’autres requirent des sections de nage. D’autres encore sont impossibles à explorer sans matériel d’escalade.


Silver Grotto


Deer Creek Falls

La rivière offre aussi une panoplie d’aventures avec une centaine de rapides à négocier. La difficulté des rapides change considérablement en fonction du débit de la rivière mais les plus célèbres (Granite, Sockdolager, Lava, Hance, Crystal, etc...) offrent des sensations fortes peu importe les conditions.


Alex et Peter dans Lava Falls


Red Wall Cavern


Havasu Creek

Matkatamiba

La chaleur... Il faisait en moyenne 105 degrés Fahrenheit le jour, et ça restait très chaud la nuit. Un drap en soie m’a servi de sac de couchage pour la totalité du voyage. Au moins, il y a la rivière, à 50 degrés Fahrenheit environ on est vite rafraîchit.


Sac de couchage pour le Grand Canyon

Pas de télévision, pas d’ordinateurs, pas de téléphones cellulaires, pas de distractions. La rivière, le soleil, le vent, le sable, les paroies, la grosse vie simple.


Jour X, rapide inconnu

mardi 7 juin 2011

Double sommet

Ce samedi le 4 juin John et moi nous sommes levé tôt pour se taper une grosse journée dans les Crazy Mountains. Oui, sans blagues, la chaîne de montagne s'appelle les Crazies. Notre objectif principal était Crazy Peak, à gauche dans la photo ci-dessous.



Crazy Peak (gauche), Big Timber Peak (droite) illuminés par les premiers rayons de soleil


Nous avons suivi Big Timber Creek vers l'ouest avant de bifurquer vers le sud pour atteindre la face nord-ouest de Crazy Peak, où nous avons chaussé nos crampons. La neige très dure au pied de la face nord-ouest a laissé place à une croûte cassante un peu avant avoir atteint la crête ouest, que nous avons suivie jusqu'au sommet.



John se prépare à grimper la face nord-ouest de Crazy Peak



John négocie la crête ouest de Crazy Peak


Les conditions de neige que nous venions de grimpé étaient horrible mais nous avons trouvé des belles conditions de printemps sur la face est qui avait été déjà bien travaillée par le soleil. Cela nous a placé dans un bol magnifique mais avec Big Timber Peak entre nous et le bercail. Après avoir grimpé la crête ouest de Big Timber Peak nous nous sommes aperçus que sa face nord aurait été tout aussi horrible que celle de Crazy Peak alors nous avons longé cette crête jusqu’au sommet de Big Timber Peak pour skier sa face nord-est. Ce fut une sage décision parce que le ski était encore vraiment beau sur cet aspect.



John sur la crête ouest de Big Timber Peak


La face nord-est de Big Timber Peak


Notre improvisation finale fût une face nord très boisée qui avait encore tout juste assez de neige pour nous permettre de skier presque jusqu’au fond de la vallée. Quelle chance!

mercredi 1 juin 2011

Fin mai en plein hiver

La fin de semaine dernière était le « Memorial Day Weekend » au pays de l’oncle Sam et nous avons célébré ça avec dans le Absaroka Range. Un mélange de neige, de brume et de soleil nous on assaillit tout au long de la journée mais les conditions sont demeurées plaisantes et propices pour une ascension jusqu’au sommet et une descente du South-East Couloir de Emigrant Peak. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de skier du sommet d’une montagne at 11 000 pieds mais les conditions étaient parfaites. La photo suivante a été prise après la descente du sommet 5 minutes après une tempête surprise de 5 minutes. La corniche au sommet est environ 2 mètre de hauteur.

Emigrant Peak (photo: John Curry)

Brian en route vers le sommet (photo: John Curry)

Bonus Round Couloir (photo: John Curry)

Nous avons terminé la fin de semaine plus doucement avec une rando dans Bear Trap Canyon et une trempette à Norris Hot Springs. L’été? La semaine prochaine, peut-être!

vendredi 20 mai 2011

Yosemite


Susan et moi avons visité Yosemite pour la première fois et nous avions espéré faire beaucoup d’escalade mais dame nature a décidé de nous servir de la neige et de la pluie. Nous avons profité d’un petit répit pour grimper quelques longueurs mais nous avons surtout fait beaucoup de randonnée. Mais… Nous étions avec nos bons amis Blake et Michelle, et le hiking dans Yosemite est réellement spectaculaire alors nous avons quand même passé quelques journées fantastiques dans le parc. Voici quelques photos.Susan, Alexandre, Michelle, et Blake avec Liberty Cap en arrière plan.


Susan et Michelle au pied de Vernal Falls.

Lynx au bord de la rivière Merced.


Végétation printanière ("snow plant").

Upper Yosemite Falls.

Susan et Michelle.

Yosemite Dogwood.

Susan heureuse malgré la pluie.

jeudi 21 avril 2011

De la poudreuse, encore de la poudreuse

Eh ben ça fait longtemps que je n’ai pas mis ma page à jour. C’est avec un peu d’embarras que j’admets ne pas avoir trop à raconter quand je ne fais pas de courses, ce qui a été le cas ces derniers mois. Par contre, l’hiver refuse de lâcher prise et nous skions encore de la belle poudreuse régulièrement. Pas plus tard que mardi soir après le travail nous sommes montés dans les Bridgers et avons skié dans la poudre jusqu’au genoux. Impossible d’imaginer une meilleure façon de terminer une journée de travail au bureau!

Un "cinq à sept" à Bozeman

À peine dix jours plus tôt j’ai skié plus de 2 000 mètres de dénivelé, encore dans la poudreuse, à Beehive Canyon. Il n’y a pas de télésiège dans Beehive alors nous étions bien cuits à la fin de la journée. Le lendemain, j’ai participé à ma première course de vélo de route de la saison. Si je l’ai commencée bien cuit, je l’ai terminée complètement brûlé, mais ça valait la peine.

Les 1700e mètres de la journée

Nous prévoyons encore une bonne fin de semaine de ski avant d’accrocher les planches et se lancer dans le vélo plus sérieusement. On annonce cent pour cent de probabilité d’averses de neige ce soir... Ça promet!

dimanche 13 février 2011

La compétition la plus difficile de ma vie ?

Hier j’ai participé au « King and Queen of the Ridge ». C’est un ski-o-thon dans lequel les participants font le plus de runs possible en 5 heure. Le hic est qu’il n’y a pas de télésiège, et la piste n’est pas damée. C’est hors piste et technique. Je n’avais jamais fais cette compétition avant et je me doutais bien que ça serait difficile mais… Géritole! Je suis parti à un bon rythme et à la mi-course ma cadence était telle que je pouvais battre le record. Mais avec encore 2 heures et demi de course rien n’était certain. En fait, à la mi-course j’ai commencé à souffrir de crampes dans les quadriceps alors j’ai dû ménager mes jambes, et grimper et skier très stratégiquement. Chaque run ne comporte que 500 pieds de dénivelé environ mais ça veut dire qu’il faut mettre et enlever les skis souvent, et efficacement.

Avec 47 minutes de course à faire mes calculs me disaient que si tout allait bien, j’allais battre le record. J’allais terminer ma 29e run à environ 14h28, soit 2 minutes avant que les officiels ferment le parcours, et j’allais pouvoir en compléter 30. C’est à ce moment que l’accumulation de glace dans ma fixation m’a fait perdre un ski, chuter, et perdre 3 minutes pour déglacer ma fixation et repartir. Merde! Je venais de passer de -2 minutes à +1 minute. Je savais que ça serait presque impossible de regagner une minute en 4 runs mais c’était pour le record alors il fallait essayer.

Quarante-trois minutes d’enfer. Je me suis complètement défoncé. Je n’avais plus l’énergie pour encourager les autres participants. Il n’y avait que moi et ma souffrance. Tout était difficile. Je ne pouvais faire aucune bévue dans les transitions, je ne pouvais pas prendre 3 secondes de plus pour une gorgée d’eau additionnelle, je devais grimper à ma limite absolue et je devais skier impeccablement malgré les conditions de plus en plus technique et mes jambes en cotton.

J’ai terminé ma 29e run quelques secondes après que les officiels eût fermé le parcours. J’ai regardé les derniers compétiteurs commencer leur dernière montée, à peine 10 ou 20 mètres devant moi. À moitié déçu et à moitié soulagé je me suis effondré au sol. Je suis resté là pour un bon 5 minutes. Je n’ai pas battu le record mais j’ai vraiment tout donné. Et j’ai maintenant le plaisir de partager le record avec mon ami Johnny Y. qui l’a établi l’année dernière. De plus, l’épreuve est une levée de fond pour le Gallatin National Forest Avalanche Center et j’ai amassé plus de $500, peut-être plus, j’ai jusqu’à vendredi prochain pour trouver des commanditaires. Aujourd’hui, je vais prendre ça tranquille ;-)