samedi 24 septembre 2011
La grande traversée
John a conçu une route de nord en sud au long de cette chaîne de montagne qui utilise des vieux chemins miniers, de quatre roues, de rancher, et des sentiers pédestres. Avec Lisa et Erik, quelques semaines plus tôt, il avait tenté cette route mais ils avaient manqué de temps. Cette fois-ci, Lisa a déposé une voiture à notre destination finale alors nous avons pu nous rendre directement au départ à une heure raisonnable pour débuter notre aventure. Nous avons enfourché nos vélos à 5h45. Après environ 30 minutes, nous avons rangé les lampes frontales au même moment où nous avons commencé notre premier « hike-a-bike ». Les sentiers miniers peuvent être ridiculement raides et rocheux.
Notre aventure ne fût pas complètement sans embûches. Je roulais sur un vélo neuf pour moi, mais usagé, et je n’avais pas bien fait attention au bon fonctionnement de toutes les composantes. C’est ainsi que je me suis aperçu très tôt que les freins fonctionnaient à peine. Les freins à disque hydrauliques ça freine très bien quand ça fonctionne mais j’avais probablement trop de bulles d’air dans le système et après un arrêt casse-croûte à mi-chemin je me suis lancé dans un projet d’ingénierie d’arrière-pays avec un couvercle de sardines norvégiennes (merci Catherine pour le lunch et les pièces de rechange) et nous avons repris le sentier avec espoir et capacité de freinage renouvelés.
Soixante et un miles, 7 600 pieds d’ascension, et 14 heures plus tard nous avons atteint notre « voiture B » stationné à l’endroit convenu. J’ai été impressionné par la quantité et la qualité des sentiers qui parcourent ces montagnes. Certains sentiers étaient impossibles à rouler mais en général le trajet que John a conçu est réellement spectaculaire et impressionnant. Il y a des ruisseaux partout alors nous avons pu remplir nos bouteilles et nous sacs-gourdes à volonté. Il faisait chaud. J’ai bu environ 8 litres d’eau, mangé une douzaines de barres, un tortilla au fromage et saucisson, et une boite de sardines norvégiennes. Une vraie aventure!
mardi 20 septembre 2011
Granite Peak, 10 ans plus tard
Une ascension d’un jour n’est pas exceptionnelle mais ce n’est pas un projet à prendre à la légère non plus. Ça faisait longtemps que j’y pensais et quand John m’a appelé j’avais le temps, la météo était bonne, et nous avons décidé de partir de Bozeman à 3h jeudi matin. Nous avons stationné la voiture au bout de East Rosebud Canyon vers 5h45, un peu avant le levé du soleil. Quinze minutes de préparatifs de dernière minute plus tard nous étions en route avec nos lampes frontales pour nous aider à naviguer les premiers kilomètres du sentier.
John voulait tenter une ascension relativement rapide. Étant donné que j’avais quelques longues courses à mon actif j’ai établi une cadence que je considérait adéquate pour un marathon en montagne. John me collais aux fesses et je sentais qu’il voulais aller plus vite mais je savais que pour moi, c’était le maximum si je voulais me rendre au bout un un morceau.
Sur le Froze to Death Plateau je m’extasiais devant les paysages qui me rappelaient les hautes montagnes de la Norvège alors que quelques heures plus tôt j’étais confortablement dans mon lit. Je me morfondais de penser aux pauvres citadins assis dans un bouchon de circulation dans un grand centre urbain quelque part.
Mes souvenirs de 10 ans plus tôt m’ont faillit un peu et nous nous sommes trouvé à faire quelques mouvements de 5.8 en solo mais après 5 heures et 20 minutes nous étions au sommet. À presque 13 000 pieds, après 5 heures de course en montagne, je ressentais la fatigue et l’altitude mais notre rythme était bon et la température était idéale. Après 10 minutes nous avons rebroussé chemin et heureusement trouvé la voie la plus facile (5.3?) pour redescendre.
Nous avons fait quelques pauses pour remplir nos bouteilles mais nous n’avions que des petits sacs avec des coupes vents légers (qui sont restés dans les sacs), une trousse de survie, une caméra, un purificateur d’eau, et une douzaines de barres énergétiques chacun.
John avait sa montre GPS et me tenait au courant de nos progrès. À chaque mile il m’annonçait que le dernier mile nous avait pris 12 minutes, 18 minutes, 96 minutes (le sommet est plutôt technique!), etc… Avec un marathon de montagne dans les jambes il m’a fait souffrir avec trois miles autour de 8 minutes 30. Aie! Finalement, nous avons parcouru 27 miles et grimpé 9 000 pieds en une grosse course de 9 heures et 25 minutes.
vendredi 9 septembre 2011
The City
City of Rocks, dans le sud de l’Idaho à environ 6 heures de route d’ici est une petite Mecque de l’escalade de Roche. Susan et moi y sommes allé plusieurs fois depuis notre premier été ensemble et nous y sommes retourné la fin de semaine dernière, fête du travail. Nous sommes allés avec Tomas, Radka, et leurs petites Klara et Mika.
Un levé de soleil typique à City of Rocks
Susan cherche l'ombre
Il a fait beau, nous avons évidemment grimpé et j’ai fait un peu de vélo de montagne. Une fois installé pour le camping, la voiture est optionnelle. On n’a qu’a chercher les aspects au soleil quand c’est encore frisquet le matin et les aspects à l’ombre quand le soleil tape en après midi. Nous avons refait des voies classiques sur Elephant Rock et nous avons fait des nouvelles voies sur Lower Bread Loaves et sur le versant est de Parking Lot Rock. Tomas nous a impressionné sur Checkered Demon, un « sandbag » terrible.
Tomas sur Checkered Demon
jeudi 1 septembre 2011
Mes racines
Lac Supérieur vu du Mont Éléphant
Point de vue sur le Mont Éléphant
J’ai aussi fait un petit détour en Ontario, avec Patrick, Isabelle et Charles pour le Wilderness Traverse 24 édition 2011. Notre course fût digne d’une vraie course d’aventure avec du sérieux « bushwhack », des petites erreurs de navigation, de la pluie et de la boue, des bris mécaniques, des choix de trajet moins qu’ultime, des expériences nouvelles et des bonnes leçons apprises. Le résultat fût moins que spectaculaire mais on s’est quand même bien amusé en famille.Au départ, pas encore crottés. Photo: Vincent Frasier
vendredi 5 août 2011
Eh souffrance!
J’ai souffert et j’ai eu l’estomac à l’envers pendant une partie de la course. Par contre je me suis surpris en maintenant un pas de course pour presque toutes les sections en descente, plate, et même les légères montées. Ça m’a pris 9h39min. Ce n’est pas particulièrement rapide pour cette distance mais c’est un parcours en sentier de montagne autour de 9 000 pieds d’altitude et avec 10 000 pieds de dénivelé.

Pour comble d’insulte, la neige trop abondante dans les montagnes a forcé une modification de parcours en un double aller-retour. La moitié des concurrents ont abandonné après le premier aller-retour. Psychologiquement, c’était trop. Mais, j’étais engagé, et j’allais terminer.
Je suis parti un peu trop vite, sans le savoir, à la poursuite des concurrents du 25 miles. Mais finalement ça m’a donné une avance d’environ 25 minutes au mi-parcours que j’ai maintenue jusqu’à l’arrivée. Susan m’a rejoint sur le parcours pour les derniers trois miles et j’était vraiment claqué à cet instant mais j’ai survécu.
Après tout, je pense bien répéter l’expérience. J’espère pouvoir courir le parcours original, qui est vraiment spectaculaire. C’est une belle façon de découvrir l’arrière-pays.
Les résultats, ainsi que des photos et une courte vidéo son disponibles en cliquant ici.
mardi 26 juillet 2011
Rattrapage technologique
La rivière Little ColoradoDes fois, je me retrouve tellement en retard dans mes comptes-rendus que je ne sais plus comment me rattraper. Je reprends le fil des aventures à la fin juin quand Susan et moi nous sommes rendus en Arizona pour parcourir 225 miles de la rivière Colorado dans le Grand Canyon en radeau. Nous ne sommes pas des grands amateurs de rivière mais le Grand Canyon est une occasion à ne pas manquer. Pour preuve, les gens qui nous invité à nous joindre à leur expédition avaient attendu 17 ans pour obtenir un permis pour cette aventure.
Nous étions 16 et nous avons passé 16 jours à explorer le Grand Canyon par le fond. Après quelques jours la routine s’était établie. Nous étions debout tôt, très tôt si nous étions cuisiniers pour la journée. Après déjeuner il fallait démonter le camp et gréer les bateaux. Le programme de la journée dépendait des sites à découvrir et explorer. Nous avons visité plusieurs canyons secondaires. Certains sont chauds et secs. D’autres requirent des sections de nage. D’autres encore sont impossibles à explorer sans matériel d’escalade.
La rivière offre aussi une panoplie d’aventures avec une centaine de rapides à négocier. La difficulté des rapides change considérablement en fonction du débit de la rivière mais les plus célèbres (Granite, Sockdolager, Lava, Hance, Crystal, etc...) offrent des sensations fortes peu importe les conditions.
La chaleur... Il faisait en moyenne 105 degrés Fahrenheit le jour, et ça restait très chaud la nuit. Un drap en soie m’a servi de sac de couchage pour la totalité du voyage. Au moins, il y a la rivière, à 50 degrés Fahrenheit environ on est vite rafraîchit.
Pas de télévision, pas d’ordinateurs, pas de téléphones cellulaires, pas de distractions. La rivière, le soleil, le vent, le sable, les paroies, la grosse vie simple.
mardi 7 juin 2011
Double sommet

Crazy Peak (gauche), Big Timber Peak (droite) illuminés par les premiers rayons de soleil

John se prépare à grimper la face nord-ouest de Crazy Peak

John négocie la crête ouest de Crazy Peak

John sur la crête ouest de Big Timber Peak
La face nord-est de Big Timber Peak
Notre improvisation finale fût une face nord très boisée qui avait encore tout juste assez de neige pour nous permettre de skier presque jusqu’au fond de la vallée. Quelle chance!


















