lundi 30 mars 2015

Petit tas de poussière

Ça ne m’arrive pas souvent de parler de mon travail mais je viens tout juste de terminer un projet de recherche de six mois qui s’est avéré être, peut-être, le plus stimulant auquel j’ai participé. Scientifiquement, ce n’était pas un projet très complexe. C’était vraiment un projet d’ingénierie pure pour lequel j’ai dû inventer des nouveaux processus de fabrication. Ça a été intéressant parce que ça a sollicité mes connaissances techniques ainsi que ma créativité. Mes premières tentatives se sont terminées en petits tas de poussière et j’ai terminé, à quelques jours de la fin du contrat, avec un bidule qui fonctionne. En six mois, c'est pas mal du tout.

Petit tas de poussière

Il y a encore du raffinement et de l’optimisation à faire mais les résultats obtenus nous mettent en relativement bonne position pour rédiger la demande de bourse pour la phase 2 du projet. Ça pourrait prendre 6 mois avant de savoir si la phase 2 ira de l’avant alors je prépare des projets pour m'occuper entre-temps. Je m’en vais justement faire une soumission pour un projet de rénovation. C'est une vie en montagnes russes mais la menuiserie me permet d’apprécier la recherche scientifique, et vice-versa. Ça met la vie en perspective.

dimanche 15 mars 2015

Crust Cruise



Partir tôt pour les meilleures conditions et des beaux paysages.

Les conditions climatiques idéales pour un bon « crust cruise » sont identiques à celles qui favorisent la production du sirop d’érable. Soit, des journées ensoleillées et des nuits froides. Nous sommes bien loin des érablières mais il y a un coin de parc de Yellowstone qui s’avère très propice au skating sur la croute.

Plus tôt en hiver le soleil ne monte pas assez haut dans le ciel pour fondre la surface de la neige. Trop tard au printemps, les nuits ne sont pas assez froides et/ou il ne reste tout simplement pas assez de neige pour faire du ski. Le coin nord-ouest de Yellowstone se trouve à environ une heure d’ici. À environ 7000 pieds, la neige persiste et les nuits peuvent être assez froides pour geler la surface parfois jusqu’au mois de mai. De plus, la région a des grands prés naturels qui longent Fan Creek, Fawn Creek, et Big Horn Creek dans une grande boucle parfaite pour quelques heures de ski ininterrompues. 

Contrairement au sirop d’érable, il n’y a rien de sucré dans le « crust cruise. » Par contre l’expression anglophone « sweet » est tout à fait appropriée. Chaque printemps les skieurs de fond de la région convergent vers Yellowstone pour récolter la croute. Cet année le printemps s’est pointé le bout du nez très tôt et cette fin de semaine nous avons fait notre première récolte. Les conditions étaient parfaites!
 
Skier partout, n'importe où, en suivant les méandres de la rivière.

jeudi 19 février 2015

La chance d’habiter ici


Au lever du soleil, en approchant le sommet du Mont Blackmore, on s’arrête pour ajouter des couches. Après une heure et demi de grimpe on a chaud mais en émergeant de la forêt le vent froid nous choque. On s’arrête, et on en profite pour prendre une petite bouchée. Je résiste la tentation d’exprimer mon épatement à notre chance d’être ici, un mardi matin, parce que je l’ai dit si souvent que ça devient redondant. Comme on est chanceux d’habiter ici! Je le pense, et finalement, c’est John qui le dit. J’acquiesce, et nous nous sentons coupable de ne pas avoir appelé Tomas, qui aurait apprécié.




Je me suis levé aux petites heures des centaines de fois dans ma vie, notamment quand je reboisais les coupes à blanc de la Colombie Britanique. Le réveil était toujours la pire partie de ma journée. Me lever à quatre heure du matin pour aller faire des virages dans la poudre ce n’est pas facile, mais c’est certainement moins difficile, et je ne l’ai jamais regretté.
 


La journée est si belle que nous décidons de dévaler la face nord, et de remonter au sommet pour une deuxième descente sur la face est avant de redescendre au bercail. Notre « dawn patrol » se transforme en une demi-journée de ski parce que quand la journée est si parfaite, ça serait de la folie de ne pas en profiter. C’est tellement bon qu’à mon retour au bureau j’envoie immédiatement un courriel à Tomas. Quelques minutes plus tard c’est décidé, je ne touche pas au réglage de ma montre, elle me lèvera encore à quatre heure demain matin


vendredi 16 janvier 2015

Race Ready

Beaucoup de sports et d’activités m’intéresse et il me semble que plus je vieillis, plus cette versatilité est non seulement souhaitable mais nécessaire. Cet automne j’ai développé une douleur dans le mollet qui m’a harcelé jusqu’à ce que je m’aperçoive que courir n’était tout simplement plus une option. Pendant un mois j’ai pu rester relativement actif (ski de fond, vélo, etc…) mais deux jours après Noël j’ai glissé sur une plaque de glace, mon mollet a dit aille oye et du coup tous les sports étaient hors de question. Presque…

Pas de panique, il reste encore la piscine!  Donc, pour une dizaine de jours je suis allé patauger dans la piscine municipale et j’ai même recommencé à me sentir à l’aise, comme quand je nageais régulièrement. En hiver la piscine peut-être assez plaisante, comme une petite vacance tropicale au milieu de la saison des pieds gelés.

Mais… La versatilité sans la constance peut être problématique. C’est ainsi qu’après 4 sessions dans la piscine une blessure à l’épaule qui datait d’un an a décidé de refaire surface. Je ne peux plus, comme jadis, me lancer cœur et âme dans une activité que je n’ai pas pratiquée depuis un moment sans risquer une blessure. Tout doit se faire tranquillement et progressivement. D’ailleurs, quand j’y pense bien, mes problèmes de mollet ont commencé au premier jour d’escalade de glace de la saison.

Mes dix jours dans la piscine ont permis à mon mollet de récupérer suffisamment pour que je puisse recommencer à faire du vélo, et même du ski de fond. Je ne peux rien faire à une intensité de course mais au moins je peux sortir dehors respirer de l’air frais.

Les petites blessures m’affectent avec une telle régularité que je ne me considère plus jamais blessé. Plutôt, c’est mon état normal dans lequel je peux rester actif en choisissant l’activité du jour compatible avec l’état de mon corps. Avec un peu de chance, je peux éviter les blessures importantes assez longtemps pour passer de l’état « normal » au statut de « race ready ». Avec un peu de discipline j’y serai peut-être d’ici quelques semaines.

vendredi 19 septembre 2014

McKenzie River Trail, prise deux.

Vous ne vous êtes probablement jamais demandé de quoi auraient l'air une paire de pieds après 30 miles de vélo de montagne, sur "single track", en gougounes. Je vous le montre quand même.


J'ai oublié mes souliers de vélo aujourd'hui mais je m'en suis sorti avec tous mes orteils :-)

                        Jay et Susan

jeudi 18 septembre 2014

La mer

Nous venons de passer quatre jours sur la côté où nous avons fait du surf tous les jours. Nous sommes resté dans un chalet sur le bord de Whale Cove. 


La baie porte bien son nom. Il suffisait d'attendre 15 minutes pour en voir une, une autre, et une autre...

J'aurais dû prendre une autre photo avant de partir quand la mer relativement calme s'était transformée en marmite de sorcière. Le surf posait un bon challenge avec des vagues complètement désorganisées venant de toutes les directions mais le spectacle des vagues sur les paroies rocheuses de la côté était impressionnant. J'ai pris des vidéos que je pourrai partager quand j'aurai accès à un ordinateur.

À bientôt.

jeudi 11 septembre 2014

Jour 1 de l'après-aventure

Nous avons pris une marche tranquille sur un sentier semi-urbain jusqu'au sommet d'une colline qui nous a donné des belles vues des environs de Eugene. Après 24 jours de grande aventure cette petite marche m'a donné mal au pied, mal au dos, et je me sentais épuisé. C'est comme si mon corps protestait, ayant compris que c'était le temps de se reposer.


Nous avons fait un tour dans (funky) Eugene sur les tandems de Jay et Ann. Ça a fait du bien de pédaler un peu ;-) Je pense avoir avalé autant de calories aujourd'hui que quand je roulais 8h par jour (mais presque tout en chocolat) et j'ai enrobé tout ça de trois sessions de bain tourbillon et une sieste dans le hamac.